Avec Cuckold Simulator, vivez la vie de rêve d’un mâle bêta !

Temps de lecture : 4 minutes

cuckold simulator

Cuckold Simulator

  • Date de sortie initiale : 4 mai 2021
  • DĂ©veloppeur : Team Sneed
  • Éditeur : Team Sneed
  • Plates-formes : Microsoft Windows
  • CatĂ©gorie : Aventure

Si un genre vidéoludique se prête bien aux pires extravagances, c’est bien celui des simulations ! Vous avez déjà forcément entendu parler de ceux sur le transport routier, ou encore sur l’agriculture, mais êtes-vous prêt à découvrir ce Cuckold Simulator, littéralement un simulateur de cocu ? S’il va sans dire qu’incarner le pire mâle bêta qui soit, change quelque peu des héros habituels, la formule proposée par ce Cuckold Simulator promet sur le papier une bonne dose d’humour grinçant, qui ne plaira pas à tout le monde.

 

Des clichés décomplexés

Cuckold Simulator repose entièrement sur un concept très simple, celui d’être plongé dans la vie d’un immense looser, qui n’est respecté ni par sa femme, ni par ses enfants ni par son Boss. Nous incarnons Cuckold, probablement un nouvel actif, qui se fait écraser par tout le monde. Bien vite, nous découvrons notre foyer, partagé avec notre adorable femme, mais vous vous en doutez, pas uniquement ! Et même au travail, c’est la catastrophe. Cuckold Simulator tente de faire belle grâce à ce patron véreux, et ces employés névrosés, sans visages.

cuckold simulator

Notre Cuckold de compétition, aussi bon qu’ingrat.

 

Mais alors, quel plaisir pourrions-nous trouver, nous autres joueurs, en endossant le rôle d’une serpillière humaine ? Sûrement celui de se payer une bonne tranche d’humour noir. Car dans ce domaine, Cuckold Simulator nous est vendu comme allant très fort dans le politiquement incorrect, surfant allègrement sur d’énormes clichés autour des privilèges communautaires, du salariat, du métissage et de l’infidélité.

 

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Voici l’image du foyer d’un mâle bêta dans Cuckold Simulator

 

Osé, me diriez-vous, plutôt original même pour un jeu vidéo, la formule a au moins le mérite de fonctionner auprès de son public, et nous comprenons rapidement que rien n’est à prendre au sérieux en lançant cette merveille vidéoludique. Même le développeur admet ne pas avoir optimisé son jeu durant l’écran de chargement !

 

Cuckold Simulator, un gros nanar, vraiment ?

Mais finalement passé l’effet de surprise, que reste-t-il à ce petit Cuckold Simulator vendu pour deux sous ? Comme nous le redoutions, pas grand-chose. Au bout de la première demi-heure de jeu, soit un peu moins de la moitié de sa durée de vie, l’euphorie laisse place à l’ennui. Les personnages interactifs se comptent sur les doigts d’une main, tout comme les zones à visiter, si bien que le tour du propriétaire est vite fait. Alors oui, nous sommes sur un jeu indé qui a tout du gros nanar, on le sait depuis le départ.

Si l’on peut pardonner au jeu d’être volontairement moche, l’absence d’animation et l’aspect désertique des niveaux est inacceptable.

 

Mais quand même ! Les PNJ n’ont pas d’animation, les zones sont littéralement mortes et statiques, très peu de dialogues, aucun texte, seuls quelques clins d’œil par-ci par-là viennent nous apporter un petit soufflement de nez. Moins pardonnable encore, même le script des dialogues est passable, sans finesse ! C’était pourtant tout ce que l’on attendait de ce jeu, des dialogues marrants, mais qui à vouloir trop faire dans la surenchère, ne sont plus drôles. À l’image d’un énorme gâteau trop sucré, bon les deux premières bouchées, mais vite écœurant. Dommage !

 

cuckold simulator

La scène avec le boss en arrivant en retard au travail aurait pu être drôle. Mais la surenchère des dialogues fait tout tomber à l’eau.

 

Un concept intéressant, mais largement inexploité

Typiquement, Cuckold Simulator fait partie de ces jeux qui auraient pu être bons, avec un peu plus de moyens. Si évidemment, retravailler les dialogues est la première chose à faire, il aurait été intéressant d’apporter cette dimension de simulateur au passage ! Pourquoi ne pas avoir creusé pour ce faire l’aspect RPG qui aurait collé à merveille au concept du jeu ? Déjà, pouvoir nommer son personnage et développer (beaucoup) les dialogues, avec des formes de réponses à choix multiples exerçant une influence sur le cours de l’histoire du jeu, aurait été un bon début !

Pour aller plus loin, il aurait Ă©tĂ© possible de bien mieux exploiter l’aspect gestion-simulation, en devant gĂ©rer courses et factures pour entretenir ce qui nous sert de femme et de foyer. Pourquoi ne pas avoir intĂ©grĂ© ne serait-ce qu’un simple inventaire, ou mĂŞme plus simplement un point-and-click ? Les portes Ă©taient nombreuses, et un peu d’imagination supplĂ©mentaire aurait pu placer ce petit Cuckold Simulator au rang qu’il mĂ©rite dans le paysage de l’humour satyrique.

 

Certains clichés restent quand même drôles

 


Les +

  • Un concept et une satire Ă  gros potentiel …

Les –

  • … Mais totalement sous-exploitĂ©
  • Trop de surenchère dans les dialogues, qui deviennent du coup beaucoup moins drĂ´le
  • Un nanar OK, mais rĂ©alisation bâclĂ©e
  • DurĂ©e de vie très faible, zones minuscules

 

Note globale de Cuckold simulator

 

Une déception avec ce petit Cuckold Simulator qui, sur le papier, avait un bon potentiel avec son concept bien acide. On en espérait un peu plus ! Le tout aurait mérité un meilleur investissement, de meilleures fonctionnalités et davantage de contenu. Car si la bande-annonce vous a fait rire, en l’état vous avez déjà vu la quasi-totalité du jeu qui se révèle beaucoup moins poilant qu’il ne le laisse entendre.

 

 

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Nom du jeu
Cuckold Simulator
Plateforme
Microsoft Windows
Software Category
Simulation
Prix
€ 1,59
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