Valfaris, un plateformer à l’ancienne musclé

valfaris test fr
Temps de lec­ture : 5 min­utes

Dernière mise à jour le 6 sep­tem­bre 2022 par Femel­leAl­pha

Valfaris

  • Date de sor­tie ini­tiale : 10 octo­bre 2019
  • Développeur : Steel Mantis
  • Édi­teur : Big Sug­ar
  • Plates-formes : PC, Ps4, Xbox One, Switch
  • Caté­gorie : Plate-forme

Dans un coin éloigné de l’espace, un loup soli­taire tra­verse le vide. Mes amis, four­bis­sez vos canons et pré­parez-vous à vit­ri­fi­er des colonies d’aliens, car avec Val­faris, on ne fait pas dans la dentelle.

 

La joie d’une plate-forme vieille école et burnée

Val­faris fait par­tie de ces univers bien caté­goriques qui ont vite fait d’écarter leurs détracteurs en quelques min­utes. Dès l’introduction, gros flingues, gros son, gross­es gueules, gros aliens, le tout couron­né par une nar­ra­tion bien out­ran­cière dans la pure lignée des pires action­ner des années 1980.

Une absence totale de com­plexe, qui fonc­tionne par­faite­ment et voilà qu’en cinq min­utes, nous incar­nons ce qui ressem­ble être un cor­saire de l’espace nom­mé Théri­on. À la recherche de son père Vroll qu’il souhaite affron­ter, nous sommes amenés à atter­rir en urgence sur la planète Val­faris, totale­ment infestée par une présence alien hos­tile. Nous faut-il une meilleure rai­son pour rav­ager au pas­sage tout un écosystème ?

 

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Une entrée en matière avec un atter­ris­sage for­cé qui donne le ton.

 

Plaisir instantané et action sans concession, Valfaris demande aussi un peu de finesse

S’il est clas­sique dans le genre de la plate-forme de nous plac­er directe­ment in medias res, Val­faris ne fait pas excep­tion à la règle. Pour­tant, si le plaisir est instan­ta­né et l’action sur­voltée, ne pensez pas fon­cer tête bais­sée dans Val­faris. Notre barre de vie s’écoule très vite et de nom­breux boss vien­dront se met­tre au tra­vers de notre route. Si cer­tains sont plutôt sim­ples, d’autres néces­si­tent réelle­ment d’adapter notre arse­nal et de veiller à notre placement.

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Les boss sont tou­jours hauts en couleur et néces­si­tent vrai­ment de s’adapter.

 

Soumet­tre un Boss vain­cu en mon­ture ? Dans Val­faris, c’est pos­si­ble ! Le genre de petit plaisir qui représente bien l’univers du jeu.

 

Côté sauve­g­arde, il est néces­saire de récolter des idol­es de résur­rec­tion sur notre route pour activ­er des check­point. Glob­ale­ment, ce sys­tème n’est pas intéres­sant, car il y aura tou­jours une idole qui se présente à nos pieds entre deux check­point, sans grand effort. Dans le cas con­traire, seuls les speedruners pos­séderont des idol­es de résur­rec­tion excé­den­taires qu’il est pos­si­ble de trans­muter en point d’amélioration pour nos armes. Vu la dif­fi­culté du jeu, la majorité des joueurs ne fer­ont pas l’économie d’un check­point ! Si le lev­el design est plutôt bon, il n’est pas pos­si­ble de revenir sur nos pas et pour les raisons évo­quées précédem­ment, seg­menter l’aventure en dif­férents niveaux aurait été plus appro­prié. D’autant que la richesse des décors que nous tra­ver­sons, var­iés et très iden­ti­fi­ables, s’y prê­tent plutôt bien !

 

Pour sauve­g­arder, il fau­dra user de cristaux de résurrection.

 

Sur le plan du game­play, les ama­teurs de plate­formes ne seront pas dépaysés puisque Val­faris se tient au strict néces­saire, de quoi se déplac­er, sauter et tir­er. Con­traire­ment aux apparences, la mani­a­bil­ité de Théri­on demande un petit temps d’adaptation. Si la recette fonc­tionne tou­jours, elle apporte une cer­taine linéar­ité pou­vant se révéler frus­trante à la mesure de la durée de vie hon­or­able du jeu et le soin qui y a été apporté. Il y avait juste­ment toute la place pour inté­gr­er un game­play offrant une véri­ta­ble évo­lu­tion dans les capac­ités de notre héros ! S’il est pos­si­ble de sélec­tion­ner nos armes, et d’améliorer ces dernières, je n’ai pu m’empêcher d’imaginer plus de folie, comme la pos­si­bil­ité d’acquérir de nou­velles capac­ités ou encore de véri­ta­bles amélio­ra­tions pour notre armure. En somme, n’attendez pas de Val­faris un suc­cesseur à Metroid, mais plutôt un Run n’Gun dans les règles de l’art.

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Il est pos­si­ble de choisir entre plusieurs armes pour vari­er nos straté­gies, mais la per­son­nal­i­sa­tion s’arrête là.

 

Une direction artistique convaincante

Tech­nique­ment, Val­faris aurait pu être un de ces jeux d’arcade que l’on trou­vait dans les années 1990, avec ses graphismes en pix­el art très pig­men­tés et son ani­ma­tion en 2D. S’il n’y a pas de niveaux défi­nis, nous ressen­tons tout de même l’enchaînement des dif­férents tableaux de l’aventure, nous entraî­nant tan­tôt dans une ruche, une jun­gle, ou encore une crypte. Ce par­ti pris est totale­ment cohérent avec l’univers de sci­ence-fic­tion rétro­fu­tur­iste dans lequel nous évolu­ons, avec ses créa­tures arthro­po­di­ennes mi-organiques, mi-machine, qui évo­quent encore une fois l’inspiration de l’illustre H.R Giger ou celle de l’imagerie pop­u­laire du métal.

 

Les graphismes sont léchés. Nous retrou­vons dif­férentes inspi­ra­tions, comme l’imagerie indus­trielle ou encore l’Égypte.

 

Com­ment passé à côté d’ailleurs de cette bande orig­i­nale totale­ment mon­strueuse ? Présen­té comme du heavy met­al, il s’avère que les ama­teurs y recon­naîtront plutôt du death met­al dans la lignée de Bolt Throw­er. Indis­pens­able donc de jouer à Val­faris avec le vol­ume à fond, avec au menu, accords de puis­sance sur des gui­tares sous-accordées et lâchage de dou­ble pédale quand l’action est au plus fort. Rajoutez à cela un car­naval de bruitage d’armes testostéroné et d’explosions d’aliens pitchés et nous voilà totale­ment embar­qués dans l’univers rétro­fu­tur­iste déli­cieuse­ment grotesque.

 

La direc­tion artis­tique de Val­faris demeure vrai­ment con­va­in­cante avec son ambiance rétrofuturiste.

 

Les +

  • Action omniprésente, gros défouloir
  • Une 2D magnifique
  • Une bande orig­i­nale gon­flée à bloc
  • La nar­ra­tion potache
  • Un bon bestiaire
  • Un défi correct
  • Durée de vie hon­or­able d’environ dix heures
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Les -

  • Pas de nou­velles capac­ités à acquérir
  • Aucune amélio­ra­tion d’armure
  • Le sys­tème de sauve­g­arde peu pertinent

 

Note globale de Valfaris

 

Si vous recherchez un bon défouloir, Val­faris devrait vous met­tre d’accord avec son action survi­t­a­m­inée et son bes­ti­aire piqué aux hor­mones. Si le jeu avait totale­ment la capac­ité d’accueillir un game­play plus dévelop­pé, nous retenons plutôt sa direc­tion artis­tique maîtrisée et surtout unique en son genre à la fron­tière du met­al et de la plate-forme rétro. Sans con­ces­sion, Val­faris est un alcool fort qui se boit sec et sans modérations.

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