Outlast, quand votre survie dépend de votre caméscope !

test fr outlast
Temps de lec­ture : 5 min­utes

Dernière mise à jour le 6 sep­tem­bre 2022 par Femel­leAl­pha

Outlast : survival-horror

  • Date de sor­tie PC : 4 sep­tem­bre 2013
  • Développeur : Red Barrels
  • Édi­teur : Red Barrels
  • Plate-forme : PC, Xbox One, Ps4, Switch
  • Caté­gorie : Hor­reur — Survie

Bien­v­enue à Mount Mas­sive. Dans la peau de Miles Upshur, vous allez devoir fuir un asile psy­chi­a­trique per­du dans les mon­tagnes du Col­orado, et croyez-moi, vous allez y per­dre quelques morceaux.

 

Un couteau ? Pas besoin, mon caméscope suffira !

Le ton est don­né dès les pre­mières min­utes de lance­ment d’Out­last. Nous débar­quons directe­ment devant la grille qui nous sépare de l’ob­jet de notre enquête, à savoir l’asile Mount Mas­sive. Der­rière, l’éd­i­fice se dresse de façon inquié­tante dans la pénom­bre d’une nuit trop calme. Quelques pas de course dans la cour du domaine pour se famil­iaris­er avec les déplace­ments de Miles Upshur, et autant vous dire, tenir les rênes d’un éléphant serait plus sou­ple ! Notre chère jour­nal­iste ne se déplace effec­tive­ment pas très vite. Ne cherchez ni votre couteau, ni aucune arme, vous n’au­rez en votre pos­ses­sion qu’un unique camés­cope et des piles. Tout cela donne la couleur et annonce une aven­ture dans les règles strictes et min­i­males qu’im­posent les jeux de survies-horreur.

 

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Le théâtre de vos futurs prob­lèmes au début de l’aventure.

 

De la survie oui, mais aussi beaucoup d’action

Bien qu’il soit impos­si­ble de se défendre et que la fuite reste votre seule option, l’ac­tion dans Out­last est générale­ment omniprésente et vous trou­verez des enne­mis sur votre route très régulière­ment. Bien qu’il existe quelques fichiers à récupér­er afin d’ap­pro­fondir le scé­nario, Out­last n’est claire­ment pas un jeu d’ex­plo­ration ! Ne pensez donc pas avoir le temps de flân­er dans l’asile ou de con­tem­pler le paysage. Nous sommes sur ce point loin d’un Song of Hor­ror ou plus com­muné­ment de l’ex­cel­len­tis­sime Alien Isolation.

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Le jeu n’est pas très long, mais com­pense par l’in­ten­sité de son aven­ture. L’en­chaîne­ment des dif­férents évène­ments de l’in­trigue est même telle­ment dense qu’elle nous donne par­fois la sen­sa­tion d’être dans un train fan­tôme, où tout va vite. Ce sen­ti­ment est aus­si aug­men­té par l’ab­sence générale d’énigmes et l’aspect plutôt linéaire de notre vis­ite à Mount Mas­sive où les quêtes sont plutôt min­i­males. À ce titre, la durée de vie est plutôt cor­recte et il sem­blait dif­fi­cile de rajouter plus de con­tenu au risque de sur­ex­ploiter cer­tains con­cepts déjà redon­dants. En dépit des scripts, le jeu une fois ter­miné offre une bonne re-joua­bil­ité et les plus téméraires ten­teront même le mode psy­chose qui ne per­met aucun faux pas, au risque de recom­mencer l’his­toire au départ.

 

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Peu d’énigmes, mais de grand clas­sique dans les quêtes comme ici le rétab­lisse­ment du courant.

 

Sans révo­lu­tion­ner le genre, Out­last use à mer­veille de nom­breux codes employés com­muné­ment dans les pro­duc­tions d’hor­reur com­pa­ra­bles à savoir donc ori­en­ta­tion survie et action. L’a­jout du camés­cope pour se guide dans le noir avec une vision fil­trée par un négatif est cepen­dant est une for­mi­da­ble idée, qui aurait même ten­dance à don­ner un car­ac­tère ciné­matographique à Out­last, non sans rap­pel­er cer­tains films tournés en caméra portée comme Le Pro­jet Blair Witch ou Rec pour les plus populaires.

Tech­nique­ment, le jeu est plutôt beau et vieil­lit très bien. Le grain un peu sale des tex­tures colle par­faite­ment à l’am­biance mal­saine de l’asile. Les musiques ne font pas dans la den­telle, atten­dez-vous ici à retrou­ver des thèmes rap­pelant le tra­vail de Bernard Her­rmann dans l’œu­vre Psy­chose. Grince­ments, portes qui claque­nt, gémisse­ments en tout genre vien­nent com­pléter le tout et vous ne serez pas dépaysé si vous con­nais­sez le genre.

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Le camés­cope vous per­met d’a­vancer dans le noir, mais atten­tion l’au­tonomie des piles est limitée.

 

Sans rap­port avec la vitesse de déplace­ment volon­taire­ment lente comme dans tout bon jeu de survie-hor­reur, notons que le maniement de Miles Upshur accuse par­fois d’un manque de réac­tiv­ité face à cer­tains obsta­cles. Par­ti­c­ulière­ment frus­trant lorsqu’il s’ag­it de sauter par-dessus une table et que l’ac­tion ne se lance pas pour échap­per à un psychopathe.

 

Pas de cadeaux dans Out­last, il va fal­loir ser­rer les dents.

 

Outlast violent, mais pas si effrayant

Le cadre d’Out­last est franche­ment peu ras­sur­ant. Il faut dire que met­tre le nez dans un asile qui se révèle dès son entrée à la hau­teur de sa répu­ta­tion, avec des cadavres en jachère, n’est peut-être pas l’idée du siè­cle. Et c’est là où la peur finit par dis­paraître rapi­de­ment, car l’aven­ture est ryth­mée par une surabon­dance de vio­lence qui devient rou­tinière. Out­last frôle par­fois la surenchère. L’usage de nom­breux scare-jump en réduit l’ef­fi­cac­ité et le stress se ressent prin­ci­pale­ment pen­dant les cours­es pour­suites et jeux de cache-cache avec Chris Walk­er, ce golem qui vous harasse durant toute l’aven­ture. Pour le reste, nous pou­vons regret­ter des enne­mis peu var­iés et des Boss glob­ale­ment scrip­tés bien que leur ren­con­tre soit mémorables.

 

Ce Chris Walk­er ne va pas vous lâcher.

Les +

  • L’asile Mount Massive !
  • Gore sans complexe.
  • Le camés­cope, une vraie originalité.
  • Graphismes qui vieil­lis­sent bien.
  • Glob­ale­ment clas­sique, mais efficace.
  • De la survie, et beau­coup d’action…

 

Les -

  • … Aux dépens par­fois de l’immersion.
  • Pas de vraies énigmes finalement.
  • Assez linéaire dans sa trame.
  • IA scrip­té ou limité.
  • Peu de var­iété dans les ennemis.
  • Mani­a­bil­ité par­fois frustrante.
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Note globale d’Outlast

 

Out­last a déjà large­ment fait sen­sa­tion chez les ama­teurs du genre et il ne faut pas boud­er son plaisir. Mal­gré des défauts évi­dents, le jeu parvient à nous trans­porter dans son hor­reur out­ran­cière. Sans tran­scen­der le genre, Red Bar­rel maîtrise ses clas­siques et bien que je m’at­tendisse à une aven­ture bien plus ori­en­tée sur l’ex­plo­ration qu’à l’ac­tion, je ne peux que vous con­seiller de décou­vrir ce petit Out­last pour son car­ac­tère puritain. 

Mot de la fin : si vous cherchez les 1000G ou à platin­er le jeu, accrochez-vous. Les suc­cès sont peu nom­breux, mais ‘Luna­tique” et “Pul­liz­er” néces­si­tent respec­tive­ment de con­clure le très exigeant mode psy­chose, où la mort vous fait recom­mencer votre par­tie au début de l’his­toire, tout en n’u­sant d’au­cune pile de camés­cope pour vous éclair­er. Même s’il n’est pas long, con­naître le jeu par cœur et enchaîn­er l’ac­tion sans faux pas n’est claire­ment pas don­né à tout le monde.

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