The Park, allons-nous refaire un tour ?

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Temps de lec­ture : 5 min­utes

Dernière mise à jour le 6 sep­tem­bre 2022 par Femel­leAl­pha

The Park

  • Date de sor­tie ini­tiale : 27 octo­bre 2015
  • Développeur : Fun­com
  • Édi­teur : Funcom
  • Plates-formes : PC, Ps4, Xbox One
  • Caté­gorie : Horreur

Tiens, un jeu d’hor­reur ayant pour thème les parcs d’at­trac­tions. L’idée est sym­pa ! C’est vrai qu’à l’a­ban­don, ces lieux de joie et d’in­no­cence ont quelque chose de sor­dide. Nous pou­vons par exem­ple penser au Riv­er Coun­try Water Park fer­mé en 2001 en Floride, qui a nour­ri quelques légen­des urbaines. Avec une telle thé­ma­tique, The Park sera-t-il à la hauteur ?

 

Il faut retrouver Callum.

Après une rapi­de entrée en matière, nous voilà à l’en­trée d’At­lantic Island Park. Mal­gré la présence de lumière, le parc à thème a l’air bien vide et peu accueil­lant. Peut-être aurait-il été préférable de faire demi-tour, si seule­ment Cal­lum, le fils de Lor­raine n’avait pas fui à l’in­térieur de celui-ci. Voilà donc que nous sommes oblig­és d’aller explor­er les lieux à la recherche du garçon ! Après quelques mètres sur l’esca­la­tor, à l’en­trée, l’am­biance change rad­i­cale­ment et nous avons l’im­pres­sion d’en­tr­er dans un mau­vais rêve. Mais pourquoi ?

 

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Il y a quelque chose qui cloche dans ce parc, et nous allons bien­tôt savoir pourquoi.

 

The Park est un jeu narratif, et rien de plus

Ne cherchez pas le moin­dre malaise dans The Park. Encore moins la peur, d’ailleurs, mal­gré la ten­ta­tive des développeurs d’in­stau­r­er un cli­mat de ten­sion. Non, quelques bruitages et scares jump mal amenés n’iront pas en ce sens, et dans l’ensem­ble le jeu ne dégage aucune sen­sa­tion de dan­ger. Vous ne craignez rien, et jusqu’à preuve du con­traire, il est même impos­si­ble de per­dre votre par­tie. Cer­tains pas­sages restent cepen­dant plutôt som­bres, mais davan­tage intri­g­ants qu’effrayants.

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Nous sen­tons bien que le jeu essaye de faire peur en usant de cer­tains élé­ments récur­rents dans le genre, en vain.

 

The Park est un jeu sans action. Pas d’in­ven­taire, pas d’arme, seule­ment une touche pour courir, avancer, et appel­er votre fils ! Nous sommes loin d’un jeu d’hor­reur ori­en­té survie, mais davan­tage sur un jeu nar­ratif. Ain­si, ne vous atten­dez à aucun rebondisse­ment majeur, vous n’au­rez besoin d’au­cun réflexe pour venir à bout de l’aven­ture, extrême­ment courte, au pas­sage avec une durée de vie d’en­v­i­ron une heure. Il n’est d’ailleurs même pas néces­saire de réfléchir pour la finir, il nous suf­fit de suiv­re le chemin qui se présente à nous et de faire un tour dans toutes les attrac­tions présentes pour avancer dans l’histoire !

 

Vous aurez le loisir de par­courir toutes les attrac­tions de The Park. À vous de voir, si cela est un plaisir.

 

Une compagnie mystérieuse

Durant notre explo­ration, nous allons assis­ter à quelques scènes nous expli­quant ce qu’il s’est passé ici. Le tout est totale­ment scrip­té, il n’y a rien à faire hormis suiv­re le chemin qui se présente devant nous. Rai­son pour laque­lle, avec ses aspects de train fan­tôme grandeur nature, The Park n’a d’un jeu vidéo que l’in­ter­ac­tion que nous avons sur le con­trôle de notre per­son­nage. Par­fois, un peu de vis­ite vient nous sur­pren­dre au détour d’un chemin avec les appari­tions sur­pris­es du ham­ster, et du boogey­man, per­son­nages dont nous ne savons d’ailleurs rien à la fin de l’aven­ture. Ils n’ont aucune util­ité au scé­nario et vous ne saurez même pas pourquoi ils sont là. La réponse à cette ques­tion néces­site de chercher du côté de The Secret World, un autre jeu du stu­dio Fun­com. En défini­tive, ces deux per­son­nages sem­blent avoir été inté­grés unique­ment pour faire peur, et encore une fois c’est raté.

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L’une des rares ren­con­tres avec les antag­o­nistes. Nous n’en retien­drons rien.

 

The Park est minuscule à explorer

Le jeu est linéaire au pos­si­ble. Son seul intérêt réside dans l’ex­plo­ration du parc, car même s’il est loin d’être une référence graphique­ment par­lant, cer­tains plans restent sym­pa­thiques et il est pos­si­ble de trou­ver un plaisir à décou­vrir les attrac­tions. Bien cour­tes hélas, car le parc est à la hau­teur de la durée de vie du jeu, minus­cule ! Bien vite, la sen­sa­tion d’en­nui revient au galop et l’ensem­ble reste bien vide. Les quelques notes que l’on trou­ve par magie sur notre route ne parvi­en­nent ni à apporter un peu de pro­fondeur à The Park ni même au per­son­nage de Lor­raine tour­men­té par la dis­pari­tion de Callum.

 

The Park nous invite sim­ple­ment à suiv­re le chemin qui se présente devant nous. Les quelques attrac­tions acces­si­bles per­me­t­tent d’a­vancer dans l’histoire.

 

Vous trou­verez quelques notes sur votre route pour com­pren­dre les raisons de la fer­me­ture du parc, sans grand intérêt non plus.

 

The Park est fermé pour maintenance

Finale­ment, le parc à thème est fer­mé au pub­lic et nous com­prenons pourquoi. Il aurait néces­sité encore une bonne dose d’im­pli­ca­tion de la part de ses créa­teurs pour être réelle­ment amu­sant. Une his­toire et des antag­o­nistes moins sur­volés, plus de con­tenu et un game­play plus évolué auraient déjà été un bon début. Et surtout, un peu de folie.

Il est aus­si dif­fi­cile de class­er The Park dans la famille des jeux d’hor­reur. Les deux antag­o­nistes ne parvi­en­nent pas à rat­trap­er cette idée, car hormis lors de quelques appari­tions anec­do­tiques, ils ne ser­vent à rien. Si telle était la volon­té de Fun­com comme le sous-entend le pas très lent de Lor­raine, car­ac­téris­tique de game­play récur­rente dans les jeux de survie, c’est encore une fois un raté.

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Ne boudons pas notre plaisir, cer­tains pas­sages de The Park ont un ren­du quand même bien sym­pa, mais creux.

 

Les +

  • L’am­biance du parc

 

Les -

  • Nar­ra­tion prévisible.
  • Pas de sen­ti­ment d’anxiété.
  • Extrême­ment linéaire.
  • Bande-son insipi­de.
  • Pas de gameplay.
  • Absence d’énigme !

Note globale de The Park

Une petite his­toire (à peine) inter­ac­tive d’une heure, dans un parc d’at­trac­tions.  Voilà tout. Si vous cher­chiez un jeu d’hor­reur avec un peu de teneur à vous met­tre sous la dent, aban­don­nez tout espoir, car The Park est vide et presque sans intérêt. Pas de game­play, pas d’ac­tion, pas de rebondisse­ment et pas de fris­sons. Alors, que lui reste-t-il ? Une bonne heure de nar­ra­tion. Si vous com­prenez la déf­i­ni­tion de jeu d’hor­reur nar­ratif, The Park serait presque défend­able et si l’idée de marcher dans un parc d’at­trac­tions vous tente, pourquoi pas. Mais là encore, l’ensem­ble reste très frag­ile, car la ten­sion et le dan­ger sont absents. Seuls quelques manèges sont source d’ex­plo­ration et parvi­en­nent à retenir notre curiosité, pour le reste, n’en atten­dez vrai­ment rien, The Park est au mieux un point’n’click en 3D inca­pable même de vous faire réfléchir.

 

Mot de la fin : The Park n’est pas passé loin de zéro pépite. Il faut dire que le jeu en tient une couche avec un bâclage en règle.  Une pépite accordée seule­ment pour la mod­éli­sa­tion de cer­tains décors.

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