Maximo Ghosts to Glory Playstation

Maximo Ghosts to Glory : notre test

Dernière mise à jour:
Maximo Ghosts to Glory Playstation
Date de sortie
1 mars 2002
Développeur
Cap­com Dig­i­tal Studios
Édi­teur
Cap­com
Plates-formes
PS2, Playsta­tion Network
Caté­gories
Plate-forme
Notre score
4

Le début des années 2000 a don­né vie à des clas­siques intem­porels en matière de jeux vidéo, et le cat­a­logue sen­sa­tion­nel de la PlaySta­tion 2 ne sera pas là pour me faire men­tir. Ratch­et et Clank, Jack and Dax­ter ou encore Prince of Per­sia ont su mar­quer le genre de la plate-forme et si comme moi vous l’appréciez au point de l’estimer aux fonde­ments de votre pas­sion, il est fort prob­a­ble que Max­i­mo vous dise quelque chose.

Dans Maximo Ghosts to Glory, la mort est au chômage !

En tant que preux cheva­lier rég­nant sur son roy­aume, Max­i­mo a le devoir de pro­téger les siens. Quelle sur­prise lorsque de retour de la guerre, il décou­vre Achille son ancien con­seiller l’ayant rem­placé sur le trône en retenant pris­on­nière sa princesse, Sofia ! Ni une ni deux, Max­i­mo accourt au sec­ours de sa dul­cinée, et… meurt.

Voilà com­ment débute l’aventure au scé­nario certes basique, mais ô com­bi­en révéla­teur sur l’aspect tant funèbre que loufoque de la suite de l’aventure. Une fois mort, Max­i­mo va ren­con­tr­er la faucheuse et encore une fois la suite ne va pas cess­er de vous sur­pren­dre. Réveil­lés par Achille, les morts sont rap­pelés sur terre sous forme de zom­bis tuant le tra­vail de la faucheuse. En échange d’un retour à la vie, Max­i­mo va devoir faire ses preuves, en retrou­vant Achille pour stop­per ses exac­tions et au pas­sage, comme un bon mâle alpha, recon­quérir sa princesse !

Maximo Ghosts to Glory PS2

Tout se mon­naye, même avec la faucheuse !

Chevalier sans peur, sans reproche

Max­i­mo Ghosts to Glo­ry s’inscrit dans la pure lignée des pre­miers jeux de plate-forme en trois dimen­sions. Sur votre route, il va fal­loir vous fray­er un chemin avec votre épée par­mi les morts-vivants à tra­vers cinq mon­des iconiques à savoir un cimetière, une forêt han­tée, une toundra, une dimen­sion infer­nale, et enfin votre château ! Croyez-moi, cela ne sera pas de tout repos, car le jeu est en lui-même est un véri­ta­ble petit défi avec une dif­fi­culté bien corsée, mais non frus­trante ! Car si les erreurs demeurent en général assez puni­tives, nous sommes ici bien loin d’un sim­ple die and retry et le jeu fait la part belle à la pru­dence et à l’anticipation.

Maximo Ghosts to Glory Playstation

Le cimetière, pre­mier niveau du jeu vous met tout de suite dans l’ambiance.

Pro­pres à chaque monde tra­ver­sé, les enne­mis sont nom­breux et plus ou moins con­trari­ants. Il est néces­saire de bien con­naître leurs actions pour ne pas ter­min­er à l’eau. Pour sur­vivre, vous trou­verez sur votre route de nom­breuses amélio­ra­tions pour votre épée et pour votre boucli­er. Vous aurez aus­si à choisir par­mi dif­férents sor­tilèges et tech­niques que vous trou­verez durant votre aven­ture, comme la pos­si­bil­ité de tournoy­er, créer des ondes de choc ou bal­ancer votre boucli­er dans les dents de vos adver­saires. Pour ce qui est de votre armure cepen­dant, prenez garde, car à force de pren­dre des gifles vous finirez lit­térale­ment en slip.

Aus­si, dans Max­i­mo rien n’est gra­tu­it. Les check­points per­me­t­tant de sauver votre pro­gres­sion dans chaque niveau, sont par­fois bien éloignés les uns des autres et en cas de mort répétée, il fau­dra pay­er la faucheuse pour obtenir des “con­tinu” en cas de game over, sous peine de devoir tout recom­mencer. Même sauve­g­arder votre par­tie vous coûtera la bagatelle de 100 pièces d’or !

Tout se paye dans Max­i­mo, même une sauvegarde !

Sur toute la ligne, Maximo Ghosts to Glory garde une réalisation maîtrisée

Décou­vrir le monde à la fois sin­istre et décalé de Max­i­mo Ghost to Glo­ry est un véri­ta­ble plaisir. Et il faut dire que le jeu a vrai­ment bien vieil­li ! Les ani­ma­tions sont soignées et les niveaux sont nom­breux et var­iés, avec des thé­ma­tiques bien définies entre chaque monde, point très impor­tant à respecter dans tout bon jeu de plate-forme au risque d’installer une forme de las­si­tude. Nous appré­cions aus­si le soin de cette réal­i­sa­tion portée jusqu’à la jaque­tte, déli­cieuse­ment rétro et con­tenant une notice d’utilisation mag­nifique­ment illus­trée, petit plaisir aujourd’hui volé.

Une jaque­tte au charme tou­jours intact.

Tra­vers­er les niveaux et leurs décors var­iés est un régal pour les yeux, ici les marécages mys­térieux du grand plongeon.

Pour les musiques c’est du tout bon, inspirées et bur­lesques, elles col­lent par­faite­ment à l’univers du jeu en reprenant notam­ment cer­tains hymnes de ce bon vieux Ghost­s’n Gob­lins dont Max­i­mo Ghosts to Glo­ry est l’héritier direct.

Il fau­dra néan­moins se famil­iaris­er avec la caméra, qui pose par­fois quelques prob­lèmes en ayant ten­dance à se plac­er trop près de notre héros, ou alors en dehors du champ de vision lors des sauts ou esquive. Cela se révèle, il est vrai, par­fois frustrant !

Des boss et des baisers

À la fin de chaque monde, il sera néces­saire d’affronter le maître du lieu. Les boss sont orig­in­aux, et pro­posent des défis sym­pa­thiques, mais loin d’être insur­monta­bles. Après l’affrontement, vous pour­rez faire un choix auprès de qua­tre sor­cières : une sauve­g­arde, une armure, ou un bais­er. Choisir ce dernier facilit­era votre aven­ture en amélio­rant vos capac­ités et là encore, le jeu accuse de l’âge en affichant des per­son­nages féminins aux formes affriolantes !

Les boss sont plaisants, ici le fos­soyeur du vil­lage fait office de pre­mière ren­con­tre, mais sans grande difficulté !

Alors, quelle récom­pense allez-vous prendre ?

Maximo Ghosts to Glory Playstation
Max­i­mo Ghosts to Glo­ry : Notre avis
Pour con­clure
Max­i­mo Ghost to Glo­ry est un crève-cœur, car bien qu’il soit un véri­ta­ble incon­tourn­able chez les con­nais­seurs du genre, il n’est pas par­venu à mar­quer l’imagerie pop­u­laire et est pro­gres­sive­ment tombé dans l’oubli. Ses per­son­nages attachants, sa réal­i­sa­tion maîtrisée, et son univers au charme fou hérité des meilleurs sides scrollers des années 1980 jus­ti­fient à eux seuls de met­tre la main sur cette per­le afin de décou­vrir ou redé­cou­vrir ce qu’était un véri­ta­ble jeu de plate-forme, avant les normes actuelles.
Les +
L’univers lugubre et son humour noir.
Pure plate-forme en 3D.
Des héros attachants.
Un bon défi.
Le sys­tème de pro­gres­sion à l’ancienne.
Les -
Caméra par­fois perfectible.
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4