Plus d’un an après sa sortie en accès anticipé sur Steam, Otherlights continue de se développer discrètement mais sûrement. Développé par Soleil Artificiel, un studio de trois personnes basé dans les Pyrénées-Orientales, ce roguelite avec une touche RPG reste plutôt bien accueilli par le public. On a eu l’occasion de le tester dans le coin des indépendants de la Paris Games Week 2025 : un projet né pendant le confinement qui refuse les compromis de l’industrie. Voici ce qu’il faut savoir.
Quatre ans de travail autodidacte
Robin Villanti, développeur principal, a lancé le projet Otherlights en 2021. « J’ai commencé à travailler sur ce jeu avec mon frère pendant le confinement », explique-t-il sur le stand. Benjamin, musicien de formation, compose la bande-son. Au fil du développement, l’équipe s’élargit avec l’arrivée de graphistes et animateurs. Après quatre ans de travail, la version accès anticipé sort en octobre 2024.

À ce jour, le jeu propose cinq missions, 50 personnages déblocables et des centaines d’armes et objets. La version finale, qui doit inclure la conclusion narrative et des missions supplémentaires, est toujours en développement avec l’aide active de la communauté Discord.
L’anti-grind assumé
Le positionnement d’Otherlights va frontalement contre les tendances du genre. Là où la plupart des roguelites modernes misent sur des dizaines d’heures de méta-progression et de déblocages progressifs, Soleil Artificiel propose l’inverse : des sessions complètes en une à deux heures, accessibles immédiatement, pensées pour le jeu local coopératif.
« C’est un jeu fait pour jouer ensemble sur le même ordinateur, pour fournir un état d’esprit de donjon qu’on peut avoir dans les MMO, sans avoir besoin d’avoir passé des tonnes d’heures de jeu avant », résume Robin. Le concept cible directement les joueurs qui veulent découvrir un univers et passer du bon temps sans un investissement chronophage.
Concrètement : on lance une partie à deux, trois ou quatre sur le même écran, on choisit son personnage parmi la cinquantaine disponibles, on sélectionne une destinée (46 archétypes de classes), un style de combat (une vingtaine), et on part en run.
Un univers sans soleil
L’univers se déroule dans un monde plongé dans l’obscurité permanente. Des havres de vie comme l’Oasis survivent autour de sources lumineuses artificielles, séparés par les Abysses, des déserts d’ombre hostiles. L’objectif : accéder au fragment solaire gardé par les Exharques, créatures puissantes qui bloquent la progression.

Manette en main sur le stand, nous avons eu le plaisir de découvrir un gameplay qui mélange exploration, gestion d’inventaire et phrases de combats où l’alternance armes/sorts oblige à bouger constamment. La coopération locale structure réellement l’expérience : les rôles se répartissent naturellement entre joueurs (tank, DPS, soutien), les synergies de sorts deviennent essentielles sur les boss, et la coordination fait la différence lors des phases critiques.
En somme un jeu plutôt sympa avec un goût de reviens‑y et accessible à un public casual. Une direction artistique 2D colorée, des animations fluides, et une interface plutôt fluide. La bande-son originale composée par Benjamin accompagne l’exploration sans être répétitive.
Pour ceux qui cherchent un roguelite peu chronophage, pensé plutôt pour une soirée entre amis que pour le solo grind, Otherlights mérite l’attention.
Disponible en accès anticipé sur Steam pour 19,99 €


