Ce qu’il faut savoir sur le web 3

Temps de lec­ture : 6 min­utes

Dernière mise à jour le 3 novem­bre 2022 par Voldaln

C’est quoi la web3 ?

Le con­cept de web3 cor­re­spond à une idée d’un écosys­tème web décen­tral­isé, basé sur la tech­nolo­gie blockchain. S’il est assez dif­fi­cile de don­ner une déf­i­ni­tion con­crète et limpi­de du terme Web 3, ce qu’il faut retenir c’est que le Web 3 fait référence à tout ce qui touche à décen­tral­i­sa­tion, aux tech­nolo­gies blockchain, c’est-à-dire plus pré­cisé­ment aux metavers, aux cryp­to-mon­naies et aux jetons non fon­gi­bles (NFT).

Quand est né le web3 ?

Le terme web3 en référence au “monde” décen­tral­isé a été util­isé la pre­mière fois en 2014 par Gavin Wood, cofon­da­teur d’Ethereum. Selon lui “la décen­tral­i­sa­tion est le seul espoir de préserv­er la démoc­ra­tie libérale”. Il ne faut cepen­dant pas con­fon­dre le terme Web 3 pour web décen­tral­isé avec le web séman­tique que l’on appelle par­fois le web 3.0, ni non plus avec le pro­to­cole HTTP/3.

Quelle est la différence entre le web 3.0 et le web 2.0 ?

Pour com­pren­dre les avan­tages du web 3, il faut s’in­téress­er au fonc­tion­nement du web 2 qui lui-même a suc­cédé au web 1.0.

Le web 1 c’é­tait le bon vieux temps des pages web sta­tiques, le temps du por­tail inter­net où l’u­til­isa­teur pou­vait sim­ple­ment con­sul­ter une page web sans y contribuer.

Le web 2 (par­fois appelé aus­si le web par­tic­i­patif) tel que nous le con­nais­sons aujour­d’hui est le web social. Un inter­net qui per­met la col­lab­o­ra­tion et le partage d’informations. Il s’ag­it d’un inter­net “cen­tral­isé” c’est-à-dire con­trôlé par des entre­pris­es comme Apple, Ama­zon, Meta (société-mère de Face­book) ou encore Google.

L’u­til­isa­teur est donc dépen­dant de ces entités et doit notam­ment fournir ses don­nées per­son­nelles et autres infor­ma­tions pour pou­voir prof­iter des ser­vices pro­posées par ces géants du web et sans autre forme de con­trepar­tie si ce n’est l’u­til­i­sa­tion des­dits services.

Les plate­formes peu­vent égale­ment à leur guide ban­nir des util­isa­teurs, restrein­dre l’ac­cès aux con­tri­bu­tions, et plus générale­ment avoir un con­trôle total sur les réseaux soci­aux avec les con­séquences qui en découlent. Twit­ter, avant son rachat par Elon Musk, était sou­vent au cœur des polémiques.

Qui plus est, le web 2 est aus­si vul­nérable aux fuites de don­nées, aux dif­férents piratages et ce mal­gré la mise en place de pro­to­coles de plus en plus sécurisés. Assez effrayant, sachant que cette poignée de géants du web ont sou­vent entre leurs mains la plu­part des don­nées les plus sen­si­bles des utilisateurs.

web 1 web 2 web 3

Quels sont les avantages du web 3 ?

Le web 3 per­met de pal­li­er les faib­less­es de la centralisation :

  • Il est beau­coup plus sûr puisqu’il est dépen­dant de la blockchain (et non pas d’une seule entité) et de tous ses util­isa­teurs qui sont des mail­lons act­ifs du système.
  • Les inter­nautes restent égale­ment seuls maîtres de leurs don­nées et leur iden­tité numérique est con­tenu dans un wal­let, offrant davan­tage de con­fi­den­tial­ité que celle à laque­lle pré­tend le web 2.
  • Le web 3 est aus­si imper­méable à la cen­sure, puisque ce ne sont plus les entre­pris­es qui mod­èrent et régu­lent le con­tenu, mais bien la com­mu­nauté entière d’une blockchain.
  • Si les appli­ca­tions et plate-forme web3 per­me­t­tent l’u­til­i­sa­tion de leurs ser­vices sans devoir mon­nay­er leurs don­nées per­son­nelles, elles octroient égale­ment sous con­di­tions, des récom­pens­es sous forme de tokens (cryp­tomon­naies ou NFT).

Voilà, ça c’est pour la petite mise en bouche sur le web3. Pour y voir plus clair, nous avons égale­ment pré­paré un petit lex­ique des mots les plus courants du web 3 et dont la lec­ture vous sera cer­taine­ment fort utile pour vos investigations.

Lexique et glossaire du web 3

Cryptomonnaie

Une cryp­to mon­naie est une mon­naie virtuelle décen­tral­isée qui repose sur une blockchain. Con­traire­ment aux devis­es clas­siques, une cryp­tomon­naie ne dépend pas d’une banque cen­trale et les échanges se font de pair à pair. Les plus con­nues sont le Bit­coin, l’Ethereum, le Solana, le BNB, etc. Il existe plusieurs caté­gories de cryp­tomon­naies. Cer­taines sont con­sid­érées comme des sta­ble­coin et sont indexées sur des devis­es physiques, d’autres ser­vent de mon­naies d’échange dans des play-to-earn ou dans le metavers.

La finance décen­tral­isée (DeFi) est en pleine expan­sion et mal­gré un cli­mat peu engageant en 2022, elle a cer­taine­ment un bel avenir devant elle. Même l’en­tre­prise de cap­i­tal-risque Andreessen Horowitz, basée aux États-Unis qui est à ce jour le plus gros investis­seur en cryp­tomon­naies de la Sil­i­con Val­ley, reste opti­miste, ce qui se veut plutôt ras­sur­ant. Si vous voulez en savoir plus sur les cryp­tomon­naies, sachez qu’il en existe plus de 20 000 cryp­tomon­naies listées sur le site Coin­Cap­Mar­ket.

Metavers

Un metavers est un monde virtuel basé sur la blockchain. Le con­cept remonte déjà à 2003 avec la sor­tie du jeu “Sec­ond Life”, une réal­ité virtuelle per­me­t­tant aux joueurs d’in­ter­a­gir entre eux, d’ac­quérir des biens immo­biliers virtuels, etc. Après une perte d’en­goue­ment due plus ou moins à la démoc­ra­ti­sa­tion des réseaux soci­aux, le metavers se refait peu à peu une place et de nom­breux pro­jets font régulière­ment des lev­ées de fonds. Par­mi les plus con­nus on peut citer The Sand­box et Decentraland.

metavers

NFT

Une NFT est un jeton non fon­gi­ble qui dis­pose de sa pro­pre iden­tité numérique. Il pos­sède un cer­ti­fi­cat numérique de pro­priété con­tenant des infor­ma­tions sur son pos­sesseur, la date d’achat et autres infor­ma­tions, con­sulta­bles unique­ment par le pro­prié­taire. Une NFT peut être une image, une musique, un skin de play-to-earn ou tout autre objet. Une NFT peut être aus­si un tweet. Par­fois assim­ilée à de la spécu­la­tion sur de l’art numérique, la mode des NFTs fait régulière­ment l’ob­jet de con­tro­ver­s­es pas­sion­nées. À vous de vous faire votre pro­pre idée. La plu­part des col­lec­tions NFT sont recen­sées sur la plate­forme OpenSea.

Learn-to-earn

Le learn-to-earn est un con­cept qui con­siste à récom­penser les util­isa­teurs pour leur temps passé à appren­dre. Ain­si, lorsqu’un inter­naute regarde des vidéos, lit un texte ou tout autre type d’ac­tions des­tinées à ren­forcer sa cul­ture générale, il obtient des gains en cryp­tomon­naie ou en NFT. Cer­tains exchanges (des entre­pris­es qui per­me­t­tent l’échange de cryp­tomon­naies) promeu­vent la sor­tie de nou­velles cryp­tomon­naies en offrant quelques jetons à leurs util­isa­teurs à con­di­tion qu’ils passent un peu de temps à lire… et à appren­dre à pro­pos de ladite cryptomonnaie.

Play-to-earn

Par­ti­c­ulière­ment pop­u­laires en ce moment et regroupant un bon nom­bre de par­ti­sans, les play-to-earn sont des jeux vidéo mobiles qui per­me­t­tent de gag­n­er des cryp­tos ou des NFT selon les actions accom­plies en jeu ou les niveaux gag­nés. Les play-to-earn peu­vent être des jeux de com­bat, des jeux de cartes, des RPG, des jeux de cours­es, en bref, il y a de tout. Il s’ag­it le plus sou­vent de jeux calqués sur des jeux mobiles assez célèbres et à la page mais adap­tés à la dynamique du web3.

Move-to-earn

En tout point sim­i­laires aux appli­ca­tions de san­té que l’on peut retrou­ver sur Android ou iOs, les move-to-earn récom­pensent les util­isa­teurs selon le nom­bre de pas par­cou­rus. Pour par­ticiper au pro­jet, il suf­fit générale­ment d’ac­quérir une paire de chaus­sures NFT puis de marcher. Sim­ple non ? Et c’est à la portée de tout le monde. Les pro­jets les plus con­nus sont STEPN et Walken.

Sleep-to-earn

Dans la même mou­vance, on retrou­ve égale­ment le sleep-to-earn. Le sleep-to-earn est une appli­ca­tion décen­tral­isée qui per­met de gag­n­er de la cryp­to mon­naie en respec­tant au plus près ses heures de lever et de couch­er. Après avoir con­fig­uré dans les paramètres de son télé­phone, ses habi­tudes de som­meil, l’u­til­isa­teur devra accom­plir une série d’ac­tion pour pré­ten­dre recevoir des récompenses.

Drive-to-earn

Le dri­ve-to-earn est une appli­ca­tion qui récom­pense les joueurs selon la dis­tance par­cou­rue avec leurs véhicules. Si ce type de con­cept n’en est vrai­ment qu’à son début, cer­tains pro­jets très investis dans la tech et dans l’in­no­va­tion com­men­cent à se démar­quer. Si vous avez des ques­tions sur le dri­ve-to-earn, vous êtes vive­ment invité à con­sul­ter notre arti­cle sur le sujet.

web 3

Quel avenir pour la mise à jour du web 3 ?

Bien qu’il soit assez dif­fi­cile de prédire le moment où le web 3 se sub­stituera au web 2, il paraît évi­dent que cette ver­sion améliorée d’in­ter­net, offrant davan­tage de lib­erté aux util­isa­teurs et moins de dépen­dance vis-à-vis de tiers, vien­dra révo­lu­tion­ner le paysage du monde numérique tel que nous le con­nais­sons aujour­d’hui. Et ce, de manière encore plus impres­sion­nante que celle avec laque­lle le web2 a sup­plan­té le web1.

En effet, la décen­tral­i­sa­tion a un pou­voir infi­ni mais surtout s’im­pose comme la solu­tion idéale à un inter­net vieil­lis­sant, con­trôlé par des plates formes géantes à l’éthique par­fois dou­teuse et pas par les per­son­nes elles-mêmes directe­ment qui pour­tant mérit­eraient ample­ment d’être actri­ces des pro­jets. Mais le web3 n’est pas pour autant l’a­panage de l’in­ter­naute par­ti­c­uli­er puisque cer­taines start up y lan­cent leur plate­forme et que chaque sec­onde de nou­veaux busi­ness web 3 se met­tent en place. En bref, une chose est cer­taine, si la vision du web 3 peut paraître encore flou pour bon nom­bre des com­muns des mor­tels, c’est quelque chose qui sera un jour util­isé et plébisc­ité par tout un cha­cun. Tant de bonnes raisons de s’in­téress­er au sujet dès à présent.

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