Le rétrogaming en 2026 n’est plus une mode TikTok ni un caprice de quarantenaire nostalgique. C’est devenu un marché à part entière, avec des consoles rétrogaming qui font ce que Nintendo et Sega ont arrêté de proposer : du jeu vidéo propre, sans pass de saison, sans patch day-one, sans abonnement obligatoire. Les portables chinoises Anbernic et Miyoo, plus la R36S et la TrimUI Smart Pro, ont littéralement remplacé les mini-consoles officielles Nintendo Classic Mini et Mega Drive : non pas parce qu’elles sont moins légales (la question des ROMs reste la même), mais parce qu’elles sont objectivement meilleures sur tous les critères : prix, bibliothèque de jeux, qualité d’émulation des émulateurs, durée de vie, écran, autonomie.
- Liste des meilleures consoles de rétrogaming
- 1. Le Compagnon de poche ultime et abordable : R36S
- 2. L’Élégance rétro pliable : RG35XXSP
- 3. La nouvelle référence : TrimUI Smart Prosion “officielle”
- 4. La porte d’entrée vers le haut de gamme Android : RG556
- 5. La compacité nostalgique : Miyoo Mini Plus
- Alternatives : mini-consoles officielles, bartop arcade et Evercade
- Pourquoi se (re)mettre aux jeux rétro
- Choisir une console rétrogaming : les critères qui comptent
- Où acheter sa console rétro et comment payer
- FAQ sur les consoles de rétrogaming
Dans ce guide complet, on a sélectionné cinq machines qui couvrent vraiment le spectre du rétrogaming actuel : du compagnon de poche à 65 € qui fait tourner la PS1 mieux que la PlayStation Classic officielle, à la console Android haut de gamme qui émule jusqu’à la GameCube et la PS2. Pas un top neutre, une sélection assumée.
Liste des meilleures consoles de rétrogaming
| Modèle | Écran | OS | Émulation max | Autonomie | Profil idéal | Prix | Lien |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| R36S | 3,5″ IPS 640×480 4:3 | Linux ArkOS | PSP / Dreamcast (limites 3D) | ~8h (3500 mAh) | Entrée de gamme, débutants, 2D + PS1 | ~65 € | Voir sur Amazon |
| RG35XXSP | 3,5″ IPS 640×480 4:3 | Linux 64-bit | PS1 (parfait) | 8h (3300 mAh) | Nostalgie GBA SP, format clamshell | ~75 € | Voir sur Amazon |
| TrimUI Smart Pro | 4,96″ IPS 1280×720 16:9 | Linux TrimUI / CrossMix | PSP / Dreamcast confortable | ~5h (5000 mAh) | PSP en 16:9, milieu de gamme accessible | ~85 € | Voir sur Amazon |
| RG556 | 5,48″ AMOLED 1920×1080 16:9 | Android 13 | PS2 / GameCube / Wii | 8h (5500 mAh) | Haut de gamme, 6e génération, polyvalence | ~210 € | Voir sur Amazon |
| Miyoo Mini Plus | 3,5″ IPS 640×480 OCA laminé | Linux OnionOS | PS1 (bonne fidélité) | 5–6h (3000 mAh) | Ultra-compacte, 8 à 32-bit puristes | ~75 € | Voir sur Amazon |
1. Le Compagnon de poche ultime et abordable : R36S
La R36S est devenue en deux ans la machine la plus recommandée pour entrer dans le rétrogaming sans prendre de risque financier. À 65 € sur Amazon, vous avez une console portable qui tourne sous Linux (ArkOS 2.0), avec un écran IPS 3,5 pouces 4:3 à 640×480 : exactement le format des jeux 8 à 32-bit qu’elle est censée faire tourner. Pas de tentative ridicule d’afficher du Mario Bros en 16:9 avec bandes noires : ici, l’image remplit l’écran et respecte les pixels d’origine.
Sous le capot, un processeur RK3326 quad-core ARM Cortex-A35 jusqu’à 1,5 GHz, un GPU MALI-G31MP2, 1 Go de RAM DDR3L. Suffisant pour faire tourner sans broncher l’arcade, NES, Super Nintendo, Mega Drive, PlayStation 1, Game Boy, GBA, et même certains titres Dreamcast et PSP avec quelques ajustements. La batterie de 3500 mAh tient une bonne journée d’usage intensif.
Le compromis honnête : la croix directionnelle est correcte mais loin du grain d’une vraie SNES, et la microSD livrée d’origine est de qualité médiocre : la plupart des utilisateurs la remplacent au bout de trois mois par une Samsung Evo Plus ou SanDisk Extreme à 15–20 €. C’est presque un rituel d’initiation dans la communauté SBC Gaming. Et le format 4:3 limite forcément le confort sur les rares jeux modernes que vous tenterez d’émuler en 16:9.
Recommandée pour : les débutants, les budgets serrés, les amateurs des ères 8 à 32-bit qui veulent une portable solide sans investir 150 €.
2. L’Élégance rétro pliable : RG35XXSP

Voici la RG35XXSP, première console à clapet de la marque, qui reprend ouvertement le design Game Boy Advance SP. Format clamshell avec fermeture magnétique, fonction veille/réveil automatique à l’ouverture, options de couleurs (dont une transparente magnifique) : la machine est aussi une déclaration esthétique. Si la nostalgie GBA SP passe par les yeux avant les manettes, c’est ici qu’il faut chercher.
Côté technique, écran IPS 3,5 pouces 640×480, processeur H700 quad-core ARM Cortex-A53 à 1,5 GHz, GPU dual-core G31 MP2, 1 Go de RAM LPDDR4. Linux 64-bit, deux slots microSD (jusqu’à 512 Go d’extension), WiFi 2.4/5G, Bluetooth 4.2, sortie HDMI vers TV. Autonomie autour de 8 heures en jeu actif. Prix : 50 à 90 € selon les promotions et le coloris.
Sur l’émulation, c’est solide jusqu’à la PS1, avec une bonne tenue sur GBA, Mega Drive et Super Nintendo. Au-delà, N64, Dreamcast, PSP, vous touchez les limites du processeur et surtout vous butez sur l’absence de joysticks analogiques. C’est le compromis assumé de la machine : Anbernic a privilégié le format clamshell ultra-portable plutôt que le confort en 3D. La croix directionnelle et les boutons font le job mais peuvent sembler un peu durs au début. Vous vous y faites en quelques heures.
Idéale pour : les nostalgiques de la GBA SP, les voyageurs qui veulent une machine vraiment poche-compatible avec protection d’écran intégrée, les joueurs 2D jusqu’à la PS1.
3. La nouvelle référence : TrimUI Smart Prosion “officielle”

La TrimUI Smart Pro est probablement la révélation portable rétrogaming des deux dernières années. Format horizontal type Switch Lite miniature, écran IPS 4,96 pouces en 16:9 (1280×720, OCA laminé), processeur Allwinner A133P quad-core à 1,8 GHz, GPU Imagination PowerVR GE8300, 1 Go LPDDR4X. Linux maison TrimUI Smart OS, WiFi, Bluetooth, double joystick avec éclairage RGB ajustable, batterie 5000 mAh pour 5 heures d’autonomie soutenue.
Ce qui la distingue dans cette sélection : c’est la seule machine avec un écran 16:9 de cette diagonale dans le segment 80–100 €. Concrètement, ça change tout pour la PSP (dont les jeux sortent en 480×272 et tirent parti d’un grand écran), pour les jeux d’arcade horizontaux, et pour le Dreamcast.
À 85 € sur Amazon, vous avez l’équivalent d’une Retroid Pocket 3+ d’il y a deux ans pour un tiers du prix. La machine intègre nativement la prise en charge de plus de 20 émulateurs, et la communauté propose des firmwares custom (CrossMix) qui dépassent largement l’OS d’origine.
Le compromis : la version stock est correcte mais pas exceptionnelle, le custom firmware est quasi obligatoire pour exploiter la machine au maximum. C’est devenu un standard sur les portables chinoises mais il faut le savoir avant d’acheter : comptez 30 minutes de tutoriel YouTube pour flasher le custom. Le double joystick à effet Hall sur la version Smart Pro S (la dernière itération) règle le problème historique des sticks qui dérivent au bout de six mois.
Idéale pour : les fans de PSP et Dreamcast qui veulent un écran 16:9 grand format à prix accessible, les bricoleurs qui aiment customiser leur OS, l’alternative directe aux R36S et Miyoo pour qui le format brick sub-100€ semble trop compact.
4. La porte d’entrée vers le haut de gamme Android : RG556
La RG556 joue dans une catégorie complètement différente du reste de cette sélection. Première console, haut de gamme, elle abandonne Linux pour Android 13, et passe de l’écran 3,5 pouces 4:3 à un AMOLED 5,48 pouces Full HD (1920×1080) en 16:9. C’est l’équivalent d’un smartphone gamer dédié au rétrogaming, pour 210 € environ.
Sous le capot, processeur Unisoc T820 octa-core gravé en 6 nm (1×A76 à 2,7 GHz + 3×A76 à 2,3 GHz + 4×A55 à 2,1 GHz), GPU Mali-G57 quad-core à 850 MHz, 8 Go de RAM LPDDR4X, 128 Go de stockage UFS 2.2 extensible jusqu’à 2 To via microSD. Batterie 5500 mAh pour 8 heures d’autonomie soutenue, refroidissement actif (ventilateur), joysticks et gâchettes à effet Hall (donc pas de dérive), gyroscope six axes, moteur de vibration, LED RGB autour des sticks. WiFi 2.4/5G, Bluetooth 5.0, sortie DisplayPort 1080p vers TV. Sur le papier, on touche l’irrationnel pour une machine d’émulation.
À l’usage, elle émule confortablement jusqu’à la PSP, le N64, la Dreamcast et la GameCube. La PS2 passe sur la majorité des titres avec quelques ajustements de configuration AetherSX2 ou NetherSX2. Wii fonctionne aussi sur la plupart des jeux populaires (Zelda Twilight Princess, Mario Galaxy, Smash Bros Brawl). C’est la première console Anbernic qui peut prétendre à émuler la 6e génération sans compromis majeur. Android 13 ouvre aussi tout l’écosystème Play Store : Genshin Impact, Honkai, jeux mobiles AAA, streaming PC via Moonlight/Steam Link.
Le compromis honnête : à 210 €, vous êtes à 30 € du prix d’une Steam Deck OLED d’occasion qui ouvre tout un autre univers (jeux PC natifs). Et Android, c’est plus complexe qu’un Linux dédié rétrogaming : la configuration initiale des émulateurs (PPSSPP, DuckStation, Dolphin, AetherSX2) prend une bonne après-midi. Pour qui veut allumer et jouer, la R36S ou la TrimUI Smart Pro restent plus directes.
Idéale pour : les joueurs sérieux qui veulent une machine évolutive émulant jusqu’à la 6e génération, les fans d’Android qui veulent un device dédié au gaming, les setups multi-usages (rétro + streaming + jeux mobiles).
5. La compacité nostalgique : Miyoo Mini Plus

La Miyoo Mini Plus a un statut particulier dans la communauté rétrogaming : c’est probablement la console la mieux supportée par les firmwares custom du marché (OnionOS reste une référence pour la qualité de son interface et de son intégration des émulateurs). Format ultra-compact 117×75 mm, poids plume sous 130 g, design vertical type Game Boy miniaturisée. La machine tient dans la poche d’une veste sans la déformer.
Écran IPS 3,5 pouces 640×480 avec lamination OCA complète : une vraie qualité d’affichage qui rivalise avec des machines deux fois plus chères. Processeur ARM Cortex-A7 dual-core à 1,2 GHz, 128 Mo de RAM DDR3, Linux. C’est moins puissant que la R36S sur le papier, et ça se sent sur la PSP et la Dreamcast où la Miyoo cale rapidement. Mais sur tout ce qui est NES, Super Nintendo, GBA, Game Boy Color, Master System, Mega Drive et PS1, l’émulation est nickel et l’écran sublime. Batterie 3000 mAh pour 5 à 6 heures d’autonomie, WiFi pour les mises à jour OTA, microSD extensible jusqu’à 512 Go.
Le compromis : pas de joysticks analogiques (donc N64 inutilisable, et 3D approximative sur PS1), pas la machine la plus puissante du segment. Mais à 50–90 € selon les promos, et avec la qualité de l’écran couplée à OnionOS, c’est devenu un objet culte. Beaucoup d’utilisateurs gardent une Miyoo Mini Plus dédiée aux pures consoles 2D 8 à 32-bit, en complément d’une machine plus puissante pour la 3D.
Idéale pour : les fans absolus du 8 à 32-bit qui veulent la meilleure qualité d’affichage du segment compact, les voyageurs qui veulent du vraiment poche-compatible, les bricoleurs qui aiment OnionOS et la communauté très active de la Miyoo.
Alternatives : mini-consoles officielles, bartop arcade et Evercade
Pas envie d’une portable chinoise et d’un firmware Linux ? Trois pistes.
Les Classic Mini officielles. Nintendo NES Classic et Super NES Classic Mini sortent par vagues et restent introuvables à prix décent entre deux rééditions (80 à 120 € à neuf). Vingt à trente jeux préinstallés, sortie HDMI, deux manettes incluses. Côté Sega, la Mega Drive Mini 2 propose 60 titres dont Sonic CD et Virtua Racing. SNK a sorti la SNK Neogeo MVS Mini, format mini-bartop, avec une quarantaine de jeux Neo Geo emblématiques (Metal Slug, King of Fighters) à ~150 €. Nintendo continue par ailleurs sa série Game & Watch (Super Mario Bros, Zelda) à environ 50 €, plus déco que console sérieuse.
Bartop arcade et Evercade. Les bartop type Arcade1Up tournent entre 200 et 400 €. L’Evercade Alpha Street Fighter de Blaze Entertainment (~230 €) propose un bartop officiel avec cartouches physiques propriétaires — l’une des rares offres modernes à proposer du jeu rétro sur cartouche légitime, catalogue Capcom, Atari, Namco, Bandai.
Raspberry Pi et smartphone Android. Un Raspberry Pi 5 avec RetroPie ou Batocera (80–150 € le setup complet) reste indétrônable pour qui aime bricoler. Comptez 4 à 6 heures de configuration la première fois. Plus radin encore : RetroArch sur un smartphone Android compatible avec une manette Bluetooth (Xbox, 8BitDo) couvre toutes les plateformes jusqu’à la PSP. Option zéro-budget si vous avez déjà le téléphone.
Pourquoi se (re)mettre aux jeux rétro
Pas une mode TikTok : juste le constat qu’un paquet de jeux vidéo des années 90 et 2000 ont vieilli infiniment mieux que la moyenne de ce qui sort aujourd’hui. Symphony of the Night, Chrono Trigger, Final Fantasy IX, Super Mario World, Sonic the Hedgehog 3 : ces jeux emblématiques sont encore joués en speedrun ou en blind run deux ou trois décennies après leur sortie. Le monde ludique entier qu’ils représentent résiste au temps.
Trois raisons honnêtes de s’y mettre. D’abord la densité : un RPG ancien de 1998 vous tient 40 heures sans micro-transaction, sans pass, sans patch day-one. Vous mettez la cartouche, vous jouez, c’est terminé. Ensuite le rapport au catalogue : une rare collection de 200 ROMs sur microSD à 30 €, c’est plus de jeux que vous n’en finirez jamais, pour le prix d’un AAA récent. Enfin la portabilité : la R36S n’aurait pas existé en 1995, trimballer toute votre enfance dans une poche de jean est devenu trivial.
Choisir une console rétrogaming : les critères qui comptent
On vous épargne les listes marketing. Dans l’ordre :
- Jusqu’à quelle génération vous voulez émuler. 80 % du choix se joue là. NES, Super NES, Sega Mega Drive, Game Boy, GBA, PS1 : 60–90 € suffisent (R36S, Miyoo Mini Plus, RG35XXSP). N64, Dreamcast, PSP correctement : 85–150 € (TrimUI Smart Pro, RG40XX H, Retroid Pocket 4). GameCube, PS2, Wii émulées : 200 €+ (Anbernic RG556, Retroid Pocket 5).
- Format et confort. Une console que vous trouvez moche, vous ne l’utiliserez pas. Clamshell (RG35XXSP) si vous protégez l’écran en poche, brick vertical (R36S, Miyoo) pour la compacité, horizontal type Switch Lite (TrimUI Smart Pro, RG556) pour les sticks analogiques utilisables et le 16:9.
- Sticks analogiques. Pas de stick = pas de jeu 3D confortable. Point. Si vous comptez jouer à du N64 ou de la PSP, regardez d’abord la présence et la qualité des sticks. Les sticks à effet Hall (RG556) règlent le problème historique de dérive après six mois d’usage.
- Écran. IPS avec lamination OCA pour les couleurs PS1. Le 640×480 en 4:3 est l’idéal pour les jeux pré-2005 ; ne vous laissez pas vendre du 16:9 sur du rétro pur. Le 16:9 reprend son intérêt pour la PSP et le Dreamcast.
- Firmware et communauté active. ArkOS, OnionOS, MuOS, Batocera, CrossMix : choisissez une machine bien supportée par un firmware custom, sinon vous restez coincé avec l’OS d’origine, souvent médiocre. Vérifiez sur r/SBCGaming ou RetroHandhelds.gg avant achat.
- Compatibilité accessoires. Manette Bluetooth, sortie HDMI vers TV, dock, étui : vérifiez ce que le constructeur propose et ce que la communauté a déjà testé.
Où acheter sa console rétro et comment payer
- Amazon pour les modèles Anbernic, Miyoo, R36S et TrimUI : disponibilité correcte, politique de retours qui fonctionne, paiement carte ou PayPal, livraison rapide. Vous payez 10 à 20 € de plus qu’en direct, mais vous dormez tranquille. C’est ce qu’on recommande pour un premier achat.
- AliExpress pour les mêmes modèles à 20–30 % de moins : délais longs (15–25 jours selon le pays), SAV cosmétique, PayPal généralement accepté. Pour qui sait ce qu’il achète et qui est patient, le rapport qualité-prix est sans rival.
- Boutiques rétro spécialisées (Console à fond, RetroPals, Rétro Drive, Fun-Esports, Dock & Play) pour les machines d’origine d’occasion ou les portables récentes avec garantie française : Mega Drive, Super NES, Game Boy Color, Dreamcast, ou Anbernic RG556 sous garantie 2 ans. Comptez 80 à 250 € de prix estimé selon modèle et état. Les commentaires d’acheteurs précédents sur ces sites sont une lecture utile avant commande.
À éviter : les “consoles rétro” génériques à 30 € en grande surface ou sur Cdiscount avec 99999 jeux préinstallés. Émulation pourrie, écran TFT bas de gamme, catalogue composé à 90 % de hacks douteux.
FAQ sur les consoles de rétrogaming
Quelle est la meilleure console rétrogaming pour commencer
La R36S, sans débat, probablement la console à bon prix la plus défendable du marché actuel. À 65 €, vous avez 90 % de ce que propose une machine à 150 € pour de la 2D et de la PS1. Si vous accrochez à l’écosystème, vous montez en gamme plus tard ; si vous n’accrochez pas, vous n’avez pas perdu grand-chose.
Faut-il privilégier une console portable ou une console de salon ?
Si vous jouez seul, dans le canapé ou les transports : portable, sans hésiter. Si vous jouez à plusieurs sur TV (Mario Kart 64, Street Fighter II, Bomberman) : une mini officielle avec deux manettes incluses (Mega Drive Mini 2, SNES Classic Mini) reste plus pratique qu’une portable qu’il faut brancher en HDMI. Pour l’ambiance arcade pure, un bartop fait le job mieux que tout.
Peut-on ajouter de nouveaux jeux sur une console retrogaming ?
Oui, la plupart des consoles à émulateur avec des titres préinstallés permettent d’ajouter des ROMs via carte microSD ou USB. En revanche, les modèles officiels comme la PlayStation Classic ou les consoles Nintendo mini ont un système moins flexible. La Nintendo Switch propose un catalogue de jeux étendu via abonnement, mais pas une liberté d’ajout de ROMs illimitée.
Quelles consoles sont idéales pour les collectionneurs ?
Pour les collectionneurs, les consoles emblématiques et les répliques officielles comme la PlayStation Classic sont des choix intéressants. Rechercher des consoles d’origine comme l’Atari 2600, la Mega Drive, la Super Nintendo, la Game Boy Color, ou la Game Boy Advance sur le marché de l’occasion ou dans des boutiques retrogaming spécialisées est également une excellente option pour enrichir votre collection. Les versions “mini” de consoles culte comme la Classic Mini sont aussi très prisées des collectionneurs.
Peut-on utiliser des cartouches d’origine sur une console rétro moderne ?
Non. Les machines de ce guide fonctionnent par émulation à partir de fichiers ROM stockés sur microSD. Pour des cartouches physiques, il faut soit conserver la console d’origine, soit passer par un FPGA type Analogue Pocket (qui lit officiellement les cartouches GBA, GB et GBC), mais on quitte le périmètre prix de ce comparatif (250 €+). Evercade propose des cartouches modernes propriétaires, incompatibles avec les anciennes machines.
Quelle console rétrogaming pour émuler la PS2 ou la GameCube ?
L’Anbernic RG556 reste la machine la plus accessible du segment à 210 €. La Retroid Pocket 5 (~260 €) est une alternative crédible avec un écran AMOLED plus grand. Au-delà, l’AYN Odin 2, la Steam Deck ou le ROG Ally ouvrent la PS3 et la Switch émulée, mais pour 400 € et plus. Pour rester sous les 250 € avec émulation PS2/GameCube confortable, la RG556 est aujourd’hui la référence du marché.
Faut-il flasher un firmware custom (CrossMix, OnionOS, ArkOS) ?
Sur la R36S et la Miyoo Mini Plus, oui, sans hésitation : les OS d’origine sont médiocres et la communauté propose des firmwares custom infiniment supérieurs. Sur la TrimUI Smart Pro, CrossMix améliore nettement l’expérience. Sur la RG556 sous Android 13, l’OS d’origine est correct mais la configuration des émulateurs prend une après-midi. Comptez 30 minutes à 2 heures de tutoriel YouTube selon la machine.


