Shadowrun Ruturns un RPG tactical au background prometteur

 

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 Shadowrun Returns

  • Date de sortie initiale : 25 juillet 2013
  • Moteur De Jeu : Unity
  • Développeur : Harebrained Schemes
  • Éditeur : Harebrained Schemes
  • Concepteur : Jordan Weisman
  • Plates-formes : Android, Microsoft Windows, iOS, Linux, Mac OS
  • Catégorie : Tactical RPG

Un background prometteur

L’univers de Shadowrun Returns nous plonge dans une lancinante dystopie cyberpunk. Dans un monde où magie trône avec le piratage informatique. Nous voici à Seattle, en 2054, une ville ravagée par la drogue, l’alcool et la délinquance. Vous incarnez un Shadowrunner, une sorte de mercenaire prêt à faire n’importe quel sale boulot, du moment que ça paye la bouffe.

Légumant dans votre appartement miteux vous devez vous rendre à l’évidence : les comptes sont loin d’être florissants. Mais, par miracle, vous recevez l’appel post-mortem préenregistré d’un ancien comparse qui vous invite à enquêter sur les circonstances de son décès moyennant finance. Une occasion en or !

La création de personnages

Comment dans presque tous les RPGs, vous pouvez choisir l’apparence de votre personnage, son portrait et son sexe. Ensuite il vous faudra choisir une race, un archétype, et une étiquette.

Votre archétype influence la manière dont se déroulent les combats, certes, mais il est aussi possible de créer un runner à sa sauce en piochant dans chaque spécialité.

L’arbre de talents peut paraître à première vue compliqué, avec un peu d’entraînement vous saurez parfaitement où et comment dépenser vos points de karma acquis lors de combats ou quêtes.

Les archétypes

Shadowrun Returns vous propose de créer un runner (personnage) parmi 6 archétypes différents, le personnage incarné peut être féminin ou masculin

  • Samouraï des rues : des guerriers indépendants qui se donnent pour objectif d’anéantir la racaille,
  • Mage : balancent des sorts un peu bourrins
  • Decker : piratent la matrice grâce à son cyberdeck
  • Chaman : invoquent des esprits
  • Rigger : combattent à l’aide de drones
  • Adepte Physique : des combattants au corps à corps qui utilisent leur magie intérieure (comme un moine dans Baldur’s Gate)

Les races

Chaque race donne un bonus, je vous laisse les découvrir en jouant au jeu !

  • Humain,
  • Elfe,
  • Nain,
  • Ork,
  • Troll.

Les étiquettes

L’intérêt des étiquettes est à mon sens limité. Censées parfaire le background de votre personnage, elles sont en réalité peu utiles pendant le jeu si ce n’est : soutirer un peu plus d’argent à vos “employeurs” et manipuler les PNJs.

  • Corporation
  • Sécurité
  • Gang
  • Mondanité
  • Shadowrunner
  • Rue
  • Recherche

Les graphismes

L’ambiance RPG old-school transparaît parfaitement à travers les graphismes de Shadowrun Returns, un mélange entre noirceur et décadence. Il y a dans ce jeu quelque chose de poétique, une ambiance presque lovecraftienne qui se prête très bien à une enquête policière dans une dystopie cyberpunk.

Shadowrun Returns un RPG ?

Clairement pas ! Un tactical oui d’accord. Les dialogues n’ont pas d’importance sur la suite des événements, et le seul choix que vous pouvez faire est celui de fin de jeu…

La campagne est divisée par “niveau”, une fois que vous changez de carte vous ne pouvez plus revenir en arrière. Je veux bien croire qu’un jeu cyberpunk se doit d’être futuriste… et toujours voir vers l’avenir, mais là… on suit tout bonnement une route tracée…

Les personnages secondaires manquent clairement de profondeur, comme les dialogues… À aucun moment je n’ai senti d’attachement naissant à tel ou tel personnage, à aucun moment je n’ai eu peur que l’un d’entre eux meure… S’il est aussi possible d’embaucher des runners pour partir à l’aventure, je vous rassure, ils seront bien silencieux !

Un bon point pour la matrice !

S’il y a, je pense un point qui mérite d’être félicité, c’est bien la présence de la “matrice”. Une sorte de monde virtuel auquel vous pouvez accéder par le biais de vos compagnons pour remplir certaines missions, ou dans lequel vous pouvez aller tout seul si vous êtes … decker ! La prudence y est mère de sûreté car vous pouvez aussi y mourir. Mais les capacités que vous serez amené à utiliser sont bien différentes de celles de la vraie vie et méritent d’être testées.

Malheureusement, ayant joué un mage, je n’ai pas pu profiter pleinement de la matrice, seulement à travers quelques quêtes.

La durée de vie

Une douzaine d’heures pour la campagne “Dead Man’s Switch“, ce qui est correct en sachant que ma version inclut aussi “Dragonfall” que je vais prochainement essayer 🙂

La bande-son

Sympathique bande-son, on y retrouve l’ambiance d’un univers cyberpunk, de ce côté-là, pas de remontrances !


Les +

Les séjours dans la “matrice” qui cassent un peu la routine du jeu.

Les –

Le côté RPG pas assez développé.


Note globale de Shadowrun Ruturns

 

Comme action RPG, une belle découverte, mais manque de transcendance.


Si l’univers de Shadowrun est respecté et dégage “quelque chose”, à mon sens la franchise est ici mal exploitée. Le jeu est pauvre tant sur la narration que sur le background des personnages, seul le système de combat sauve un peu la mise.  J’ai comme le sentiment que ce titre a été bâclé par le studio, et que les développeurs ne sont pas allés au bout de leurs idées. Décevant pour un jeu ayant vu le jour grâce à une campagne Kickstarter !


Finalement, s’il faut retenir une chose de cette review c’est que pour une joueuse qui comme moi, est férue de lecture, la partie la plus léchée de la narration reste celle des écrans de chargements !

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